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Consulté, un autre plongeur et historien amateur de l'aviation, Philippe Castellano, est alors certain qu'il s'agit de morceaux de l'avion de St-Ex. Mais les recherches sur le site sont interdites et l'autorisation de remonter des pièces n'est donnée qu'en octobre 2003.
Les pièces finalement récupérées sont décapées, nettoyées. Sur un panneau du caisson du turbo-compresseur, localisé sur la poutre gauche de l'avion, les chercheurs découvrent "une série de quatre chiffres isolés et gravés manuellement" : 2734, suivis de la lettre L pour left (gauche). Il s'agit, note le rapport, "du numéro de fabrication d'usine que l'avionneur Lockheed apposait sur ses avions lors de leur mise en chantier". Ce numéro civil correspond, sur le tableau de concordance de l'armée de l'Air américaine, au matricule militaire 42-68223, celui de l'avion de Saint-Exupéry.
"J'ai eu les larmes aux yeux quand j'ai vu le numéro", se souvient Pierre Becker, PDG de l'entreprise d'ingenierie sous-marine Géocéan et responsable de la prospection. La découverte ne permet cependant pas d'expliquer les causes de la disparition du père du "Petit Prince". Un "crash" provoque une "explosion totale" de l'appareil et "soixante ans de chalutage" ont dispersé les pièces, souligne M. Granjean. Les déformations relevées sur le métal du turbo-compresseur tendraient seulement à indiquer que l'avion a touché l'eau pratiquement à la verticale, à grande vitesse.
Le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP), a proposé d'accueillir dans un musée de sa ville les morceaux de l'avion, jugeant que la disparition de Saint-Ex "est devenue le symbole de la résistance et de la Libération de la Provence".
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